Gilbert Lafaille

Samedi 26 février 21h

Théâtre Henri Fluchère

 

Gilbert Lafaille fait ses débuts dans la chanson (Les beaux débuts) au milieu des années 70, influencé par le folk-song anglo-saxon (Bob Dylan, Donovan) .

En 1977, Gilbert Lafaille enregistre son premier album Le Président et l’éléphant qui remporte un franc succès : on l’entend sur les ondes, on le voit à la télévision, même si la chanson sur les safaris africains du président de la République ne plaît pas à tout le monde…
En 1979, le passage au Théâtre de la Ville, accompagné de la sortie de l’album Nettoyage de Printemps (Prix de l’Académie du Disque) est un triomphe. Suivra une série de concerts en France, Suisse et Belgique en compagnie de Gilles Vigneault

En 1980 sortie du troisième album Kaléidoscope qui contient les désormais classiques de Gilbert Lafaille : Trucs et ficelles, Neuilly blues, Deux minutes fugitives, La Foire du Trône… Sur cet album magnifiquement produit, l’artiste est accompagné par de fabuleux musiciens : Christian Escoudé, Maurice Vander, Pierre Michelot, Don Burke, Jean-Jacques Milteau, Joss Baselli, André Ceccarelli, Stéphane Grapelli , le tout sur des arrangements superbes signés Christian Chevallier.
Après un deuxième passage au Théâtre de la Ville, sort un album public Live in Chatou (1981) où l’on découvre une autre facette du chanteur, celle du comédien-imitateur déjanté (Charlotte), sketch hilarant, mi-parlé, mi-chanté, dénommé « skontch » par l’auteur !

Suivront l’album Folie douce aux accents californiens, très Steely Dan, un nouveau Théâtre de la Ville, ainsi que l’album L’Année du Rat.
Gilbert Lafaille se produit au Festival d’Avignon, au Printemps de Bourges et au Festival Performances d’Acteurs à Cannes.1989 est encore une année de grands changements : Gilbert sort un album très électrique, Travelling, arrangé par Jean-Marc Benaïs, album qui lui ouvre les portes du Japon.
Cette année-là, Gilbert tourne énormément à l’étranger (Etats-Unis, Japon, Pays de l’Est, Madagascar, Maghreb, Europe…) C’est en 1994 que sort le disque de la maturité, Ici, (Prix de l’Académie Charles Cros), aux arrangements signés Richard Galliano et Michel Haumont.

En 1996, paraît le CD Tout m’étonne , réenregistrement de chansons anciennes, assorti de trois inédits (Dents d’ivoire et peau d’ébène, Le Triangle des Bermudes, La Ballade de Jim Douglas). La chanson Dents d’ivoire et peau d’ébène, ouvertement anti-raciste, fera l’objet d’un vidéo-clip, récompensé comme un des dix meilleurs clips de l’année. Curieusement ce clip, diffusé dans les salles de cinéma, ne sera jamais montré sur les chaînes nationales de la télévision française…
Cette année, Gilbert chante au Bataclan.

Mai 1999 : Gilbert nous offre un 10ème album de grande qualité, La tête ailleurs. Des chansons merveilleusement habillées par ses fidèles amis musiciens Michel Haumont Jack Ada (guitares), Gilles Michel (basse). Un album ciselé de main d’orfèvre par un Gilbert Lafaille très inspiré. Honteusement boudé par les médias, Gilbert continue son bonhomme de chemin à la rencontre d’un public toujours aussi émerveillé par ses chansons douces ou grinçantes, graves ou drôles sur des airs bossa, jazzy ou folk… entrecoupés de sketches hilarants où il campe des personnages hauts en couleurs issus à la fois de notre quotidien et de son imagination débordante.

En 2003 Gilbert Lafaille se produit au Théâtre de Dix Heures pour trente représentations : cette rentrée parisienne est accompagnée de la sortie d’un second recueil de textes La tête ailleurs, préface de Philippe Delerm chez Christian Pirot, d’un DVD, d’un album studio et d’un album live en piano-voix avec Léo Nissim. La presse unanime le couvre d’éloges… la radio et la télévision l’ignorent.

Début 2007 il ajoute une nouvelle corde à son arc avec des lectures poétiques (« Les Soliloques du Pauvre » de Jehan-Rictus et « Poèmes à dire », poèmes du XIXème et du XXème siècle.)

Le spectacle « 30 ans de chansons » tourne depuis la rentrée 2007 avec Nathalie Fortin au piano.

 

Dans la Presse

Nul besoin de décorum pour se laisser emporter dans son univers musical.. C’est de la belle ouvrage, de l’artisanat pur jus que ces chansons-là écrites avec soin et sans autre prétention que de vous procurer quelques instants de plaisirs partagés.
 

Rares sontl'Humanité ceux, qui, comme lui, peuvent chanter la tendresse sans mièvrerie, la compassion sans pathos, la révolte sans mot d’ordre. Il est un peu le chaînon manquant entre Caussimon et Souchon, avec une pointe de Boby. On ne regrette vraiment pas de s’être dérangé.
Le Canard Enchaîné

Gilbert Laffaille est un « aquarelliste entomologiste » comme le définit Philippe Delerm, un poète au pays des géomètres, retour d’un citoyen enchanteur.
Télérama

On plonge avec gourmandise dans son bon vieux music-hall, dans ses chansons et ses sketches que le temps a assouplis, culottés, confirmés.
Il rappelle que, à l’écart du vacarme télévisé, un certain art du music-hall sait toujours amuser, faire s’indigner ou parler au cœur.
Le Figaro

 

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