L'UNIVERSITE DU TEMPS DISPONIBLE

Histoire des arts

Conférences ___ Catherine de Buzon


Catherine DE BUZON est historienne d'Art, Chargée de Cours au Département d’Histoire à l’U.F.R. des Lettres et Sciences Humaines de l’Université de Nice Sophia-Antipolis. Présidente de l’Institut Européen d’Art «  Cellule de Recherches en Histoire de l’Art » et  Secrétaire Générale de l’Université des Savoirs d’Antibes- Juan les Pins


Vendredi 20 novembre 2009, 17 h 30, Théâtre
D’or, de soie et de larmes, la Soierie lyonnaise  (1430/1479)


Du vers aux diverses techniques pour obtenir ces étoffes somptueuses, aux effets multiples de lumières, de toucher, il fallut, et bien des siècles et bien des techniciens et des créateurs.

Née des foires du 15°s, l’implantation à Lyon de la  « Fabrique »  a d’abord été tentée par Louis XI, elle se développera de façon considérable grâce à François 1er, tandis que de Louis XIV à Louis XVI, elle sera référence de qualité et de goût, la Révolution lui sera presque fatale tandis que l’Empire lui permettra de retrouver sa prospérité. Le 19°s sera celui des grandes innovations techniques et de leurs conséquences sociales, tandis

 

Samedi 21 novembre 2009, 17 h 30, Théâtre

Tissus coptes : un fil long de mille ans

Sur dix siècles se tisseront les étoffes coptes sur terre d‘Egypte. Ce sont les premiers documents textiles qui nous soient parvenus, et que l’on puisse étudier plastiquement et techniquement. Ce qui permit la conservation de ces étoffes fut la sécheresse et le sol égyptien. Les étoffes coptes vont connaître au fil du temps, des influences diverses : l’Egypte antique, la Grèce, Rome, Byzance et les Perses puis rencontrer les nécessités de la non-figuration exigée par l’Islam à compter du 7°s. Elles se couvriront alors de dessins géométriques.

Vendredi 22 janvier 2010, 17 h 30, Théâtre Municipal

Le Vitrail gothique, ou les couleurs de Dieu


 Après avoir fusionné quelques poignées de sable et de cendres mélangées, donnant ainsi naissance à l’un des plus merveilleux produit manufacturé de leur histoire, les civilisations n’ont cessé de jouer des qualités du verre. Issu de l’Orient, le vitrail une fois serti de plomb, servira de « clôture divine », isolant les édifices religieux et parfois civils des intempéries plus septentrionales, tout en les baignant d’une lumière préfigurant les Mystères du Paradis.
Livre d’images, enluminures ou fresques translucides, le vitrail depuis le Haut Moyen-Age, épouse dans celle des hommes, l’histoire du Sacré, des lieux de cultes et de leurs vicissitudes, de la couleur à la lumière pure.

Samedi 23 janvier 2010 , 14 h, Théâtre Municipal
 L’Egyptomania ou quand le Sphinx devient loquace


Dès sa rencontre toute militaire avec l’Egypte, Rome fut sous le charme de ce « merveilleux ailleurs » et importe des œuvres d’art égyptiennes. Hadrien après qu’Antïnous se fut noyé dans le Nil, commandite à Rome des objets de style égyptien, donnant ainsi naissance à un véritable « style égyptisant». Régulièrement ramenées au jour, ces antiquités égyptiennes s’inscrivent dans les arts de leur temps, semant ici et là, sphinx, obélisques et autres pyramides. Et s’il est un soleil qui jamais ne s‘éteint, illustrant la permanence de cette fascination de l’Egypte sur l’Occident, c’est sans conteste la très méconnue et pourtant célébrissime Cléopâtre.

Vendredi 26 mars 2010, 17 h 30, théâtre municipal
Les effervescences de la Peinture italienne de l’Ottocento


La Peinture du 19°siècle en Italie est assez mal connue hors de ses frontières. Des mouvements artistiques se développent : le Romantisme Académique (Hayez), le groupe « Macchiaioli » en Toscane ( Fattori, Lega..), la « Scapigliatura » à Milan ( Ranzonni, Cremona ..), comme aussi une peinture accompagnant, au-delà des prises de positions esthétiques, les revendications sociales ( Morbelli, Toma, Patini, Longoni ..). Le dessin, le clair-obscur des uns, le travail sur la tache et la couleur, la touche fragmentée des autres, le Divisionnisme (Segantini) seront les outils d’une construction artistique à découvrir absolument.

Samedi 27 mars 2010, 14 h, Théâtre Municipal
Die Brücke ou le douloureux enfantement de l’Art Moderne en Allemagne

« Die Brücke » (le pont), sous ce nom, quatre jeunes artistes ( Kirchner, Bleyl, Heckel, Schmidt-Rottluff), viennent en 1905, de proclamer la naissance de l’Expressionnisme.
 Ils vont chercher une forme aussi simple que possible pour retranscrire le réel sous forme d’abréviation picturale accompagnée de couleurs puissantes. S’installant dans un atelier commun, et rejoints par d’autres plasticiens, ils s’inspirent et s’influencent au point qu’il est parfois difficile de déterminer l’auteur de certains tableaux.
Les sujets du Paysage et du Nu rejoignent leurs préoccupations du retour de l’homme vers un état paradisiaque en harmonie avec la nature sauvage. Postures esthétiques anti-bourgeoises manifestants au fil des années un malaise majeur qui trouvera sa conclusion tragique dans l’année 1914.

 

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